A ce groupe est venu s'adjoindre en 1872 un impôt sur le revenu des
valeurs mobilières. En 1883, une distinction est faite à l'intérieur
de la contribution foncière entre l'impôt sur la propriété bâtie et
l'impôt sur la propriété non bâtie.
En règle générale, ces impôts
sont perçus par l'Administration des Contributions directes par voie de
rôles nominatifs. Ils sont impersonnels, proportionnels, assis sur les
signes extérieurs de la richesse.
L'impôt sur le revenu des valeurs mobilières fait exception. Recouvré
par l'Administration de l'Enregistrement, il est impersonnel,
proportionnel, mais établi d'après le revenu exact touché par le
contribuable.
La contribution
personnelle-mobilière, la contribution des portes et fenêtres,
l'impôt foncier sur la propriété non bâtie sont de répartition.
La contribution des patentes,
l'impôt foncier sur la propriété bâtie, l'impôt sur le revenu des
valeurs mobilières sont de quotité.
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L'inadaptation
des quatre vieilles
A partir de 1850, les quatre
vieilles commencent à présenter certains inconvénients.
- Elles sont insensibles à
l'activité économique. En effet, ce ne sont pas les résultats
effectifs qui sont taxés mais un revenu présumé. La patente, par
exemple, frappe indifféremment les entreprises bénéficiaires et les
déficitaires. L'Etat ne profite donc pas de
l'accroissement des richesses produites dans le pays.
- Leur assiette ne correspond pas
à la réalité économique. La propriété immobilière sous forme de
terres et d'habitations choisie comme assiette de ces impôts est de
plus en plus remplacée par la richesse mobilière née du capitalisme
industriel. Or celle-ci, jusqu'en 1872, n'est pas taxée.
- Elles ne sont pas justes. Leurs
bases ne sont pas réévaluées régulièrement. La valeur locative des
locaux, le revenu cadastral des terres, les éléments du tarif des
patentes ne sont plus des données fiables.
Les quatre vieilles ne peuvent
donc pas servir d'impôt à un Etat qui, en entrant dans le XXème
siècle, devient interventionniste et entend assurer plus de solidarité
au sein de la Nation.
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