Révoltes fiscales

Depuis la fin du XV ème siècle, le LOT fait partie de la GUYENNE qui couvre alors le Bordelais, le Périgord, l'Agenais, le Quercy et le Rouergue. Au XVIIème siècle, comme durant la période immédiatement post-révolutionnaire puis au XIX ème siècle, notamment pendant la deuxième république, et enfin au début des années 1950, la résistance fiscale des lotois , confrontés à un État de plus en plus présent au niveau local, reposait sur toute une gamme de techniques très discrètes et redoutablement efficaces

Le département du LOT fut sous l'Ancien Régime ainsi qu'au XIXème siècle l'un des plus rebelles du pays. La nuit du 4 août 1789 voit disparaître les privilèges et les vieilles structures de la féodalité. 

Dans le Quercy, la nouvelle du décret du 4 août suscita joie et indépendance. Au début de l'année 1790 ce n'est plus la joie mais la colère qui anime les paysans du Quercy. Les récits et constats de l'époque montrent l'intensité de la lutte. 

 

Plus tard, et jusqu'au début du Second Empire, il n'est guère de semaine où l'on n'ait à déplorer une émeute, impliquant des dizaines, voire des centaines d'individus. Ce sont essentiellement les employés des droits réunis et les gendarmes qui sont victimes de ces actes de rébellion, les premiers lorsqu'ils verbalisent un planteur de tabac ou un débitant de boissons surpris en fraude, les seconds lorsqu'ils procèdent à l'arrestation de déserteurs ou de criminels en état de contumace. 

L'hostilité à l'égard de l'impôt est telle, dans les campagnes du Quercy, que le moindre signe de faiblesse de la part du pouvoir central provoque une guerre aux agents du fisc, qui peut s'étendre à l'ensemble des communes du département. Ainsi assiste-t-on, en 1814-1815, en 1830-1831, en 1841 et 1848-1849, à une série de graves émeutes antifiscales.
Plus récemment, au début des années 1950, la révolte fiscale a été l'apanage des petits commerçants et artisans lotois à l'instigation de Pierre Poujade, alors libraire à Saint Céré